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- On a sponsorise un tournoi de football amateur aux Philippines. Voici ce qui s'est passe.

On a sponsorise un tournoi de football amateur aux Philippines. Voici ce qui s'est passe.
On a sponsorise un tournoi de football amateur aux Philippines. Voici ce qui s'est passe.
Si le PSG a depense environ 100 millions d'euros pour gagner la Ligue des Champions, combien faudrait-il pour remporter un tournoi amateur de football a 7 a Manille ?
Ce n'est pas une question theorique. On a vraiment essaye.
L'idee
Tout a commence avec deux choses sans rapport qui se sont produites en meme temps.
Borja, le createur derriere Bacefi Uncover Philippines, joue au football tous les dimanches avec un groupe d'amis a Manille. Une semaine, quelqu'un a propose de participer a un tournoi amateur de football a 7 sur une journee. Cette meme semaine, chez Paglipat, on cherchait a sponsoriser l'une de ses videos.
Borja a fait le lien : "Et si je combinais les deux idees ? Trouver un sponsor, recruter les meilleurs joueurs possibles, et voir si mettre de l'argent dans un tournoi amateur fonctionne vraiment."
Personne ne sponsorise le football amateur. Personne n'investit dans un tournoi d'une journee ou les joueurs sont des expatries, des employes de centres d'appels et des footballeurs du dimanche.
Personne sauf nous.
Construire l'equipe
Borja a passe une semaine entiere a passer des coups de fil, a solliciter des faveurs et a reperer des talents dans la scene du football expatrie de Manille.
La strategie de recrutement etait impitoyable. Il a propose aux joueurs d'equipes rivales des avantages pour changer de camp : un maillot gratuit, les frais d'inscription payes, et en cas de victoire, un bonus en cash du sponsor. Il a meme tente de recruter Joao, largement considere comme le meilleur joueur de football a 7 aux Philippines. Joao a regarde l'offre, a attendu trois semaines, et a poliment decline.
L'effectif final ressemblait a un casting des Nations Unies :
- Dylan du Congo, recrue de derniere minute qui s'est revele etre la revelation du tournoi
- Bucas du Nigeria, decrit comme "de classe mondiale" en defense
- Ahmed du Maroc, jouant en plein Ramadan sans manger ni boire
- Felipe, semi-professionnel ayant joue en Malaisie
- Mike, qui a joue dans la pyramide du football espagnol
- Leo et Ale, les habitues du dimanche qui ont apporte le coeur
- Et Borja lui-meme, gardien et directeur sportif auto-proclame
La connexion Guinea Ecuatorial
Chaque equipe a besoin d'une identite. Borja a choisi de jouer sous le drapeau de la Guinee equatoriale, et la raison etait sincere.
La Guinee equatoriale avait sa meilleure equipe nationale de l'histoire. Ils ont battu la Cote d'Ivoire 4-0, une puissance du continent. Ils etaient en bonne voie pour se qualifier pour la Coupe du monde pour la premiere fois. Puis un detail technique, un joueur non eligible aligne, leur a coute six points et leur reve de Coupe du monde.
"Le football doit quelque chose a la Guinee equatoriale," a dit Borja. "Ils n'iront pas a la Coupe du monde. Mais ils iront a ce tournoi amateur. Et ils vont gagner."
Les maillots sont arrives. Ils n'etaient pas, de l'aveu meme de Borja, les plus beaux. Mais ils etaient les leurs.
Le jour du tournoi
Cinq matchs. Vingt minutes chacun. Petits buts. Pas de VAR.
Match 1 : Le reveil brutal
Ils ont domine des le coup d'envoi. Superieurs dans toutes les phases de jeu. A trois minutes du coup de sifflet final, alors que l'equipe se promenait a 1-0, une erreur de communication en defense a mene a une egalisation dans la confusion. 1-1. Un match nul contre une equipe qu'ils auraient du battre.
Match 2 : Les tueurs de geants (presque)
Au programme suivant : les champions en titre. L'equipe qui avait gagne 4-0 lors de son premier match. L'equipe avec Joao, le joueur qui avait refuse l'offre de Borja.
Dylan, l'attaquant congolais signe la veille, a ouvert le score dans les deux premieres minutes. Pendant la majeure partie du match, l'equipe sponsorisee par Paglipat semblait la meilleure. Puis, a 30 secondes de la fin, un coup franc rapide les a surpris. 1-1. Un autre avantage evapore dans les derniers instants.
Match 3 : La defaite amere
Leur pire performance. Ahmed, en plein jeune du Ramadan, a rate une occasion qui aurait pu tout changer. Les adversaires etaient letaux en contre-attaque. Un coup franc litigieux dans les dernieres minutes a abouti a un but. 0-1.
Match 4 : La demolition
Face a la plus faible equipe du groupe, ils ont enfin joue sans pression. Leo a inscrit un triplé. Les adversaires n'ont jamais reussi un seul tir cadre. 5-0. Borja a meme eu quelques minutes sur le terrain.
Match 5 : Ca passe ou ca casse
Une victoire signifiait la qualification. Meme un nul pouvait suffire. Les Cervantinos (l'equipe de l'Instituto Cervantes, en rayures horizontales vertes et blanches) ont marque tot, puis ont gare le bus avec tout le monde derriere le ballon.
Ce qui a suivi, c'est 18 minutes de siege. Des tirs. Des occasions ratees de peu. Un ballon sur le poteau. Une chance passee a cinq centimetres du but. Les petits buts semblaient retrecir a chaque tentative. Le coup de sifflet final a retenti avec le score toujours a 0-1.
Elimines en phase de groupes.
Alors, l'argent peut-il acheter un tournoi amateur ?
Non. Evidemment que non.
Les marges etaient infimes. Si l'un des buts encaisses dans les derniers instants n'etait pas rentre, ils se seraient qualifies. Si le match avait dure 15 minutes de plus, Borja est convaincu qu'ils auraient battu les Cervantinos.
Mais c'est ca, le football. A tous les niveaux, de la Ligue des Champions a un terrain poussiereux de Manille un samedi apres-midi.
Ce que l'argent a achete, c'est quelque chose de mieux qu'un trophee : un attaquant congolais jouant aux cotes d'un milieu marocain en plein jeune du Ramadan, un defenseur central nigerien, un semi-pro de Malaisie, deux Espagnols du football dominical, et un gardien qui etait aussi directeur sportif, responsable des reseaux sociaux et designer des maillots.
Tous sous le drapeau de la Guinee equatoriale. Tous beaucoup trop investis dans un match de 20 minutes.
Pourquoi on a sponsorise ca
Paglipat est ne aux Philippines. Notre fondateur a cree ce moteur de recherche de vols parce qu'il en avait assez de l'opacite de la reservation de voyages. Le nom "Paglipat" signifie "bouger" ou "transferer" en tagalog.
On n'est pas une multinationale. On est une petite equipe qui croit que le vol le moins cher doit toujours etre en haut de la liste. Alors quand on a eu l'occasion de sponsoriser quelque chose d'ancre dans le terrain, de chaotique, de multinational et de profondement humain, ca nous a paru juste.
C'est ca, les Philippines qu'on connait. Un endroit ou un match du dimanche peut se transformer en tournoi international, ou quelqu'un d'Espagne, du Nigeria, du Congo et du Maroc peut se retrouver dans la meme equipe portant le maillot de la Guinee equatoriale, et ou le resultat compte moins que le fait que tout le monde etait la.
Envie de decouvrir les Philippines ?
Si la video de Borja vous a donne envie de visiter (pour le football ou autre), cherchez des vols vers les Philippines sur Paglipat. On compare les compagnies aeriennes et les plateformes de reservation pour trouver le prix reellement le moins cher. Pas de classements caches. Pas de commissions qui influencent les resultats.
Borja a trouve des vols Manille-Espagne avec Air China a 35 000 pesos sur Paglipat. Mieux que Google Flights ou Skyscanner ? Il dit d'essayer par vous-meme et de juger.
Et si les Philippines ne sont pas encore sur votre radar, elles devraient l'etre. La scene football a elle seule vaut le deplacement.
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